LES BAFOUILLES DE THELMA

LES BAFOUILLES DE THELMA

SURVIVAL MODE

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SURVIVAL MODE

Le réveil

 

Je m’appelle Cassandra et ce matin je me suis réveillée sans savoir qu’un nouveau jour se levait sur ma vie. 

Je n’avais aucune idée de ce qui me minait depuis des semaines, voire  plusieurs mois déjà. J’errais à moitié vivante au milieu des réalités que le monde nous force à vivre quotidiennement , et chaque matin, ça recommençait. Le malaise aussi. Il était 8 heures quand j’avais pris ma voiture. La circulation était étrangement fluide aujourd'hui. Mon pied s’affaissait inextricablement sur l’accélérateur et l’aiguille du compteur vrillait au rythme du flux de mes larmes. Je pleurais sans raison. Du moins, j’en avais l’impression. 

Je voyais défiler un à un les arbres contre lesquels j'aurais souhaité m’encastrer, les mains prêtes à braquer vers ma destination finale.  Net, du direct sans risque d'en réchapper. Je reniflais bruyamment à chaque occasion sciemment évitée. 

je n’osais pas. 

Tout me retenait  et pourtant je n’avais rien. 

Rien de bien, rien de vraiment bon dans cette vie. 

Malgré moi, des bribes de raison  me parvenaient, par à-coups jusqu’au cerveau .. et me répétaient en flots continus: 

Quand on a rien… on survit. 

             Quand on a rien… on survit.

Je fis demi-tour. L’asservissement orchestré se passerait de ma tête baissée aujourd’hui. Il était urgent de mettre en place une nouvelle stratégie, un nouveau mode de fonctionnement. La survie était à ce prix, sinon j’allais crever.  Je devais aller jusqu’au bout de ce qui m’avait poussé à me mettre en danger, en décortiquant ma vie, tranche par tranche, miette par miette, molécule après molécule… 

Cette thérapie unilatérale fulgurante serait d’une rapidité à éradiquer toute une génération de psys. L’urgence a le loisir de précipiter certaines finalités. Le temps devient alors un luxe que l’on ne peut gaspiller. Et la survivance demande une bonne dose d’organisation.

Je me rendis chez le médecin pour qu’il me distille quelques jours de ce temps dédié la plupart du temps aux autres, à ceux qui ne vous le rendent jamais.

Il acquiesça, reconnaissant que mon projet avait le mérite de faire bouger les choses.

- « Les gens passent leur temps à se plaindre, et pas seulement dans mon cabinet. Non, partout. Vous ne pouvez pas savoir le nombre de personnes totalement incapables de prendre leur vie en main.  Ils sont tous tributaires de leurs emmerdements et dépensent toute leur énergie à les entretenir. C’est infernal et pourtant cette tendance ne cesse de s’aggraver de jour en jour. Alors, me demander quinze jours de congés maladie pour faire le ménage dans votre vie, je trouve cela plutôt gonflé. »

- « Sans un peu de temps, je n’arriverai jamais à dépoussiérer tout ce qui doit l’être pour pouvoir respirer à nouveau. »

- « Vous êtes jeune. Il n’est pas trop tard pour bien faire. La routine planifiée par notre société nous ôte toute possibilité de penser, de se poser les bonnes questions. On ne fait que suivre le flux, la masse, et cela va à l’opposé de votre théorie, de ce que vous recherchez. »

Il se leva, me glissa mon certificat médical dans les mains. Comme un précieux sésame, il ajouta:

- «  Faites-en bon usage. »

- «  Merci docteur. »

Je m’appelle Cassandra et ma vie change aujourd’hui.

Trop de temps passé à me consacrer aux autres, à écouter leurs problèmes, à tenter d’égayer leur journée, à leur offrir ce qu’ils aiment.  Il me fallait voir clair dans cet enchevêtrement de bonnes intentions, de ces relations amicales qui jonchaient ma route depuis si longtemps maintenant. 

La maison était vide de toute présence. Je pris le carnet que je venais de m'offrir et m’installai à la table de la cuisine, dos au mur. Dès maintenant, il me fallait acquérir tous les réflexes de protection naturelle. Rien ne viendrait dans mon dos. La survie débutait ici. Je fis tourner la première page de mon cahier tout vierge dont le blanc des pages se révélait prometteur. 

J’étais prête à écrire le livre de ma vie, sorte de grimoire ou de mode d’emploi pour assurer ma suite.

En sirotant mon café, je réfléchissais au titre que ma vie allait porter. 

Naturellement, j’écrivis en lettres majuscules : « SURVIVAL MODE ». 

Mon journal allait s’articuler autour de notions essentielles, de qualités et de valeurs incontournables pour assurer ma propre survie.

Je n’eus aucun mal à déterminer l’intitulé de son premier chapitre:

Virer l’empathie.

Je me souviens de chacun des instants partagés entre amis. Je n’eus aucun mal à me  souvenir de tout, qu’est-ce qu’on a pu rire ! Mais les éclats de rire ont souvent couvert le bruit de ce qui se jouait en sous-sol, à l’abri des regards . Les petites phrases assassines qui vous gravent à tout jamais, l’absence de considération, les invitations qui se raréfient, ou encore tout ce que vous vous êtes évertué à faire sans aucun retour en échange. Puis toutes les fois où vous faites le mort et que seules trois personnes se rappellent à vous. Malheureusement, personne n’échappe à ce carcan. Tout le monde a été blessé, l'est et le sera encore. Cette dépendance que l’on s’oblige à vivre juste pour avoir l’impression d’exister nous annihile complètement, l'air de rien . Mais tout est là. Jouer les vivants pour avoir un maximum de participants à ses funérailles. Est-ce cela notre finalité? Vraiment?

Il faut sourire, être disponible, compétent,… au boulot comme dans la vie privée pour ne pas se retrouver seul. Les apparences sont essentielles pour se fondre dans le troupeau et devenir comme tout le monde, indissociable.

Se vanter sur Facebook du nombre de ses amis et pleurer tout seul quand le blues est là. Est-ce cela nos vies?

Nous ne sommes qu’une espèce haïssant la solitude. Pour la contrer, nous sommes d’ailleurs prêt à tout. Les jeunes filles acceptent des relations sexuelles avec le premier connard venu pour faire partie du clan. Des ados massacrent des pare-brises pour entretenir leur sentiment d’appartenance. Des employés courbent l’échine en acceptant l’inacceptable pour ne pas être seul à se retrouver sur la touche. 

On achète les mêmes conneries. On veut être reconnu, marcher dans la rue et être en vue. En fait, nous sommes l’espèce animale qui s’expose le plus.

Qui dit s’exposer dit se mettre en danger.

Vous sentez-vous en sécurité? 

Baladez-vous en mini jupe dans le métro et vous verrez. C’est exactement la même chose dans la vie quotidienne. Vous ne pouvez vivre et faire ce que vous voulez, puisque votre vie est compartimentée en cercles concentriques. Le plus petit cercle - le plus proche de vous-même - est celui de votre sphère intime. A contrario, le plus grand cercle vous éloigne au maximum de ce que vous êtes. Plus vous vous éloignez , moins vous avez le choix. Les moutons bêlent de plus en plus fort au fur et à mesure que nous franchissons les cercles successifs. 

Le « donnant-donnant » n’est qu’apparent. On tente de vous faire croire que l’on vous aime autant que vous aimez, vous. Sauf qu’il est rare de tomber sur des personnes qui s’aiment et s’estiment avec la même puissance quelle que soit la forme, l’amour ou l’amitié. On les nomme « âmes soeurs » et la probabilité d’en rencontrer est mince mais il est vrai que j’ai cette chance. 

Le reste, c’est du pipeau. 

Vous ne trouvez pas?

allez! Rédigez le livre de votre vie, ou du moins commencez par le début.  Ecrivez le nom de vos âmes soeurs, puis le nom de vos amis, et ensuite ceux de vos connaissances. 

Qui sera là pour vous à la fin du monde ?  

Qui vous considère comme une personne unique? 

Combien sont-ils? 

Peu d’entre vous osera se prêter au test. Moi non plus… avant. Mais tout est différent à présent. Je ne vis plus dans le même monde que vous et j’ai besoin de savoir. On ne peut se permettre de vivre dans le mensonge quand la survie est en jeu. Il faut savoir sur qui compter…

Mais si vous ne le savez pas, virez l’empathie et… vous saurez.

Je m’appelle Cassandra et j’ai décidé de survivre à partir de maintenant.

Cela fait des heures que je gratte le papier, que je déverse tout ce que j’ignorais ou plutôt tout ce que je n’avais jamais regardé en face. Je m’évertuais à faire comme si la vie était belle. Mais elle ne l’est pas. Rien dehors n’inspire la confiance.

Vous auriez du mal à virer l’empathie ? détrompez-vous…  C’est facile, si facile. 

Regardez dehors tous ces gens qui ne comptent pas pour vous… En tout cas, eux, ils savent qu’ils ne peuvent pas compter sur vous… Soyons clairvoyants. Nous ne faisons preuve d’empathie que pour servir un intérêt souvent inconscient et totalement illusoire, non pour aider son prochain ou compatir à la douleur d’autrui. Nous croyons vivre en fermant les yeux. La survie commence pourtant à me rendre la vue.  Je suis assise là, et j’assiste impuissante à ces visions qui étaient jusqu’alors indolores. Je pleure cette fois sur mon manque de conscience, une insouciance incrustée dans nos salons et nos chambre à coucher, dans la chaleur d’un cocon vide de sens. Ferez-vous preuve d’empathie quand il s’agira de survivre alors qu’elle vous écorche déjà la gueule en pleine vie ?

J’en doute.

Le téléphone me sortit de ma torpeur, de ma réflexion intense au sujet des fréquentations que j’allais devoir éliminer… Les faibles, les râleurs, les incontrôlables et à l’opposé, préserver ceux qui pourraient avoir une valeur ajoutée en plein marasme. Des qualités comme le sang froid, la loyauté, la détermination, l’intelligence émotionnelle et une bonne dose de compétences dans divers domaines seront utiles en plein chaos.

Il est vraiment excitant de se préparer au pire.

Qui fera le poids?

- «  Allo? »

- «  Cass, qu’est ce que tu fous? on devait manger ensemble ce midi. Ca fait une demi-heure que je t’attends… »

- «  Rhooo merde..Nathan… j’ai complètement zappé… »

- «  Tu charries là? »

- «  Non pas du tout… Je suis crevée, pas très en forme de surcroit, et je n’ai vraiment envie de rien pour le moment… excuse moi »

- « C’est quoi ton problème? fais pas chier. tu n’as jamais dit non auparavant. »

-  «  Je viens justement de comprendre que tout le problème était là… je te souhaite une bonne journée Nathan. On se rappelle… »

-« quoi? »

- «  ou pas… » dis-je en raccrochant et en balançant mon Iphone contre le mur.

-« Allez tous au diable! »

J’entrais d’un seul coup, de plein pied dans la phase 2 du plan. 

Le chapitre deux se nomma immédiatement :  Repli sur soi.

Le repli sur soi permet à tout un chacun de faire le point sur ce qu’il est. Devant le danger, il est primordial de savoir qui sont les gens qui nous entourent, quels seront nos alliés ou nos ennemis et de déceler aussi où se terrent les lâches… Car il y en a toujours.  Regardez encore autour de vous avant de vous replier sur vous-mêmes et déterminez le nombre de lâches qui vous côtoient. Ne les sous-estimez pas. Ils peuvent être redoutables même s’ils n’en ont jamais l’air. Leur arme principale est la discrétion. Se fondre dans la masse et bêler au rythme de l’autorité qu’ils servent, sans jamais se rebeller. Une fois identifiés, ces asservis deviennent inoffensifs.  Ils sont encore plus lâches quand ils se savent démasqués.

Vous saurez alors qui vous accompagne, mais discernez-vous bien la personne centrale qui posera un pied devant l’autre pour vous faire avancer? Si vous n’avez pas une connaissance pointue de votre for intérieur, vous n’aurez aucune chance de survivre. Le nombre de personnes qui disent «  si seulement j’avais su », juste parce qu’ils ne se sont jamais posés les bonnes questions, courent les rues. Cela ne m’arrivera pas : je veux tout savoir ici et maintenant. 

Tout découvrir sur moi. Me creuser les méninges, forcer des portes invisibles, me faufiler dans les méandres de mon subconscient, me faire peur, me conduire aux bords des falaises, m’envoler vers les cimes les plus inaccessibles, m’enfoncer dans les bas fonds les plus glauques, visiter des endroits inconnus, oser vivre mes « déjà vu », sortir de ma cellule, m’évader, respirer, sentir, m’ôter l’encéphale, suffoquer, vomir, rire…………….tout savoir… 

Le temps m’est compté.

Je passai les quinze jours suivants coupée du monde. La démarche ne fut pas aisée à réaliser même si j’étais redevenue célibataire depuis peu. Il me fallut trouver toute sorte de subterfuge pour éviter les sorties, les invitations, et la famille.

Je m’efforçais d’apprendre qui j’étais, seule, face à face avec mon égo. Un égo sur-dimensionné par 30 ans d’éducation distillée par la télé, d’élevage aux produits de consommation, de renforcement des comportements individuels, et de ce qui nous compose tous aujourd’hui.

N’étant pas spécialiste de la personnalité, il me faudrait titiller mes démons, les amadouer, les aimer, et en terrasser certains.

Ces quinze jours furent les plus pénibles de ma vie, à picoler certaines journées entières pour avoir accès à tout ce que je refoulais depuis toujours. Les démons adorent l’alcool et s’invitent dès que vous lâchez un peu votre libre-arbitre. Des soirées horribles à pleurer ou à rire selon l’hôte en question. Finalement au bout de quinze jours de ce régime-là, je connaissais chacun des convives et savais comment les recevoir au fil de nos rencontres.  Je prenais conscience de chacune de mes réactions face à une situation donnée. j’avais des attitudes dictées par mes peurs, mes vices et mes frustrations. Même s’il était impossible d’en venir à bout, on pouvait les contrôler un peu dès qu’on les appréhendait.  Je comptais là-dessus pour me confronter au pire. 

Je repris le boulot, tant bien que mal. 

Ma vie avait certainement évolué depuis l’écriture de mes deux premiers chapitres.  Je vivais beaucoup plus en recluse, ne voyant que les essentiels, me conformant à la robotisation de mon âme huit heures par jour sans plus aucune autre difficulté,  et me consacrais à ma forme physique le reste du temps. J’avais viré la télé et ne passais plus que trente minutes par jour sur internet.  Je lisais énormément de livres consacrés à l’actualité, sur ce qui se tramait dehors. 

Je sentais un vent nouveau poindre sur nos vies.  Une énorme chape qui allait nous tomber dessus sans autre forme de procès. Pourtant, chacun continuait à vivre dans l’illusion d’un monde basé sur une routine fomentée par le  « métro   boulot télé dodo » loin d’imaginer qu’un jour tout volerait en éclat.

Je m’appelle Cassandra et cela fait un mois déjà que je rédige mon guide de survie.

Lors de la survenance d’un cataclysme, comment font les êtres humains pour survivre? Ils n’ont aucun moyen de s’y préparer.  Et pourtant, assez vite, certaines personnes parviennent à prendre les devants, à s’accommoder   des situations les plus compliquées qui vont se succéder sur un laps de temps très court. Que différencie ces individus des autres?  Pourquoi certains meurent-ils dans l’heure et d’autres, qui s’exposent, passent au travers de tout ? Est-ce une question d’instinct de survie ou au contraire une certaine forme d’inconscience qui fait que l’on soit parmi les morts ou parmi ceux qui résistent?

Mon chapitre 3 traite de l’instinct de survie.

Il est temps.

Le monde s’accélère, la débâcle gagne du terrain.

Ne le voyez-vous pas ? la barbarie est à nos portes et nos dirigeants nous rassurent en nous affirmant que tout est sous contrôle. Mais à quoi s’exposent-ils, eux? Celui qui pourra se mettre à l’abri le premier serait-il plus crédible que les autres ? la question est là. 

Tout est sous contrôle ? peut-être. Mais jusqu’à quand?

En attendant, comment développe-t-on notre instinct de survie? doit-on posséder des caractéristiques paranoïaques ou plutôt une intelligence émotionnelle particulière qui attiserait nos capacités intuitives? ou s’agit-il d’une sorte d’anticipation comme ce qui me pousse à écrire depuis un mois? est-ce inné ou y a t il d’autres moyens pour l’acquérir? Il parait que la peur constitue son essence… La peur est essentielle face à un danger imminent. Il convient juste de l’apprivoiser, de la connaitre…ce qui augmente le courage et diminue les risques de tétanie, mais elle ne doit disparaitre sous aucun prétexte. 

Sans peur, pas d’instinct de survie.

                                             Sans peur, nous mourrons…

Nos modes de vie aseptisés annihilent toute forme de peur. De quoi avons-nous réellement peur aujourd’hui ? de ne pas atteindre nos objectifs au boulot?  ou de ne pas pouvoir payer une facture dans les temps?… quoi d’autre? Nous sommes logés, nourris, au chaud, à l’abri… nous ne connaissons pas la terreur…

Oui, j’ai peur pour mes proches, les parents ont peur pour leurs enfants… mais il s’agit d’une peur viscérale, non objectivée par des faits réels.

Depuis des générations, l’absence de danger réel a dû faire muter cet instinct de survie chez toutes les populations qui se jugent à l’abri. 

Nous compris.

Certains diront que l’instinct réside dans la raison dont l’homme peut faire preuve. Je suis d’accord. Mais comment en faire preuve lorsque tout nos comportements sont vilipendés à longueur de journée par des multinationales qui nous dictent nos conduites journalières… pendant que l’on tente de nous faire croire que mon choix de shampooing peut changer ma vie.. ? 

Si l’instinct s’endort, comment se réveiller d’une telle ankylose de nos sens? Comment comprendre ce qui se passe à quelques milliers de kilomètres d’ici si nous obéissons, si nous acceptons de ne voir que ce que l’on veut bien nous montrer?

J’ai encore une peur viscérale de n’être qu’un mouton, 

la trouille de perdre mon libre arbitre, 

de n’avoir plus aucune réflexion critique sur le monde qui m’entoure, 

et de devenir comme ces anesthésiés qui peuplent nos trains, nos métros, et nos bureaux.

Notre société chavire …

Qui perçoit le roulis qui se rapproche ?

Je m’appelle Cassandra et mon recueil doit se terminer plus tôt que prévu. 

Chapitre 4 et épilogue  : Le chaos

Aujourd’hui les médias télévisés ont cessé d’émettre, les connections internet et  l’électricité ont été coupées.

Personne ne sait ce qu’il se passe. On dirait une cyber-attaque de grosse envergure et il parait que des coups de feu résonnent un peu partout.

Les choses se sont envenimées.

Je n’ai plus le temps d’écrire. Je dois partir.

Beaucoup vont mourir mais Cassandra va survivre.

Ceci n’est qu’une fiction.

Combien de pays sombrent-ils dans le chaos du jour au lendemain? 

Combien de gens se retrouvent-ils confrontés à la guerre, à un génocide sans avoir eu l’occasion de se protéger, eux et les leurs, sans avoir imaginer ce qui se tramait? 

Combien d’entre eux perdent tout ?

Et vous? 

Si le chaos était à nos portes.. SURVIVREZ-VOUS?

« La conscience n’est dans le chaos du monde qu’une petite lumière, précieuse mais fragile. »

Louis-Ferdinand Céline

 



25/10/2015
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